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Les populations de SABE en détresse à cause des pluies diluviennes. 2009-04-15
Plus de 500 ménages (2000 personnes) dorment à la belle étoile après des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Bujumbura depuis vendredi passée. Ces pluies ont occasionné des dégâts énormes au site de déplacés de Sabe située au quartier industriel de la commune urbaine de NGAGARA. Le site de Sabe héberge des personnes de plusieurs provenances (déplacés de guerre depuis 1993, d’autres sont des rapatriés venus de la RDC sans appui de HCR). Des familles entières sont menacées par des maladies épidémiques comme le choléra, la dysesthésique bacillaire, et d’autres maladies de carence nutritionnelle. Ces familles ont quitté leur site sans rien apporter. Leurs biens ont été emportés par des inondations. Il est difficile de pénétrer à l’intérieur du site car un lac artificiel (environ 1m de hauteur) s’y est créé. Quatre personnes ont périe suite à ces inondations. Arrivés sur les lieux, des mamans et leurs enfants traînent sur la RN4, Bujumbura- Gatumba tout près du quartier général du Bureau Intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB). Jusqu’à ce mercredi ni les autorités du ministère de la solidarité nationale, ni d’autres bienfaiteurs ne leur encore ont prêté une quelconque assistance. Rien à magner et pas d’habit pour se vêtir.
Instabilité de l'administration à la base au Burundi 2009-04-15
Des rivalités internes à l'administration communale ont déjà coûté leurs postes à 58 des 129 administrateurs communaux élus au suffrage universel direct en juin 2005, a fait savoir, mercredi, le ministre burundais de l'Intérieur, Edouard Nduwimana. La nouvelle loi communale, jugée "lacunaire", serait pour beaucoup dans cette instabilité de l'administration à la base puisqu'elle se contente de dire, en son article 8, que la commune est administrée par le conseil communal et l'administrateur communal, sans autres précisions sur le champ de compétence des uns et des autres. Le puissant conseil communal de 25 membres élus est souvent cité dans les abus de pouvoir qui poussent facilement à la sortie les administrateurs communaux. Le ministère de l'Intérieur a jugé bon, mercredi, d'organiser un atelier de deux jours à l'intention des gouverneurs de province, des administrateurs et conseillers communaux pour arrêter ensemble des stratégies de nature à ramener la cohésion dans l'administration à la base.
Kirundo : une pluviométrie rassurante2009-04-15
Après avoir été frappée par une famine sans précédent, cette province septentrionale pourrait connaître de l’accalmie. La lueur d’espoir est nourrie par des pluies qui tombent fréquemment ces derniers temps après la période de sécheresse qui avait anéanti les récoltes; plongeant toute la population dans le désarroi total.
En se promenant dans les collines et montagnes, on voit une végétation, des champs de haricots et de sorgho verdoyants. Tout laisse penser qu’il y aura de bonnes récoltes si le rythme de la pluviométrie ne change pas. Les populations des alentours de la ville qui se sont entretenues avec Burundi Tribune sont optimistes et affirment que leurs cultures se développent très bien.
Cependant, certains habitants de Kirundo confient à Burundi Tribune que cela n’est pas une garantie contre la faim. Ils soulignent que les populations de Kirundo ont l’habitude d’écouler leurs récoltes au marché au point qu’elles restent même sans semences. Selon eux, les paysans ont besoins d’être sensibilisés sur la gestion des récoltes pour parer aux périodes les plus difficiles.
L'aide néerlandaise au Burundi doit être sujette à des conditions claires.2009-04-15
Une majorité parlementaire a appuyé une proposition du parti socialiste (SP) et le CDA (démocrates chrétiens), un parti de centre-droit d’attacher des conditions politiques claires à toute aide que les Pays-Bas accorde au Burundi.
Le porte-parole du parti socialiste (SP) en matière d’aide au développement Ewout Irrgang explique: ”De nos contacts avec l’opposition burundaise, il apparaît qu’elle est également d’avis que le gouvernement du pays reçoit de l’argent du gouvernement des Pays-Bas, beaucoup trop facilement alors que ce même gouvernement commet de graves violations des droits humains. Cela ne peut pas continuer, et je suis ravi que le Parlement est d’accord avec nous sur ce point. "
Irrgang a longtemps été extrêmement préoccupé par ce qu’on appelle le ”soutien budgétaire„ accordé par les Pays-Bas au gouvernement burundais. Il trouve impossible de comprendre pourquoi des conditions ne sont pas attachées à cette assistance alors que tant de violations des droits humains se produisent dans ce pays de l’Afrique centrale. L’opposition burundaise ne comprend pas pourquoi les Pays-Bas finance dans une large mesure le financement l’armée de leur pays alors que la police est impliquée dans des tentatives de meurtre contre la population civile. Ils ont demandé au parti socialiste (SP) d’être beaucoup plus exigeant quand il s’agit de l’examen des aides, notamment en matière de droits de l’homme. "
Kirundo: Une petite ville aux conditions de vie difficile2009-04-15
La vie à Kirundo n’est pas aussi facile que l’on pourrait y penser. Selon le correspondant de Burundi Tribune basé dans la région, il n’y a pas une très grande différence entre la vie à Bujumbura, la capitale, et Kirundo, cette petite ville du nord du pays.
Au point de vu alimentation, les prix dépassent ceux de Bujumbura dans quelques restaurants visités .Un plat varie entre 500 et 800 f bu alors qu’à Bujumbura dans les quartiers pauvres comme Bwiza, Buyenzi et Kamenge, on peut s’offrir le même plat à un prix de 500 voir 400 f bu.
Même le loyer n’est pas aussi moins cher que certains le croiraient. Une maison de deux chambres salons sans douche ni toilette se loue à 50000f bu pendant que la même maison dans laquelle il ya la salle de bain au complet peut aller jusqu’à 70000f bu.
Parmi les autres difficultés qui compliquent la vie à Kirundo, il ya aussi les coupures d’électricité qui sont très fréquentes. Pendant que certains quartiers restent non éclairés d’autres ne sont alimentés que les soirs pendant quelques heures.
L’eau du robinet est aussi est une denrée rare. Cette rareté est expliquée par les pannes des installations et surtout leur inadaptation au relief très accidenté de la ville. Cette pénurie pose des problèmes dans les ménages car les domestiques refusent d’aller puiser dans les marigots. Ceux qui ont parlé à Burundi Tribune soutiennent que c’est dans les campagnes que l’on va puiser dans les sources mais pas en ville.
Chute vertigineuse de la production cotonnière au Burundi2009-04-15
La Compagnie nationale de gérance du coton (COGERCO) a vu sa production annuelle passer de 9.000 à 3.000 tonnes au cours de ces 14 dernières années suite aux effets conjugués de la guerre civile, de la réduction constante des surfaces cultivées, la stagnation des prix au producteur et de la faillite généralisée des industries textiles du Burundi, a-t-on appris de source officielle à Bujumbura. La surface cultivée du coton est passée de 11.500 à 5.000 hectares au cours de la même période, a fait savoir, mardi, le directeur général de la COGERCO, Léopold Manirakiza, qui a expliqué cette situation par la reconversion massive des paysans du secteur aux cultures vivrières, plus rentables.
Le limogeage du secrétaire général du MSD à la base du retard dans l’agrément du MSD d’Alexis Sinduhije, confie le ministre de l'intérieur.2009-04-14
Les participants à la rencontre de ce lundi 14 avril ont cherché à connaître à tout prix les raisons de ce retard. La question a été notamment soulevé par le parti SANGWE PADER qui l’a évoqué en premier lieu, Honorable MUNYEMBABAZI qui avait représenté le CNDD de NYANGOMA, Ambassadeur NSANZE de l’ABASA, et Professeur NKUNDIKIJE de VERT-INTWARI. Edouard NDUWIMANA s’est finalement exprimé devant la presse au sujet de l’agrément desdits partis : Pour le MSD, le ministre parle d’une récente donne qui a changé la tournure des événements lorsque le MSD a décidé de limoger, Déo Hakizimana, son ancien secrétaire général et l’a remplacé par un nouveau venu. Déo Hakizimana aurait vite protesté auprès du ministère ayant le dossier d’agrément sur la table. “ Une enquête devrait se poursuivre pour établir la vérité et ne pas léser qui que ce soit ” justifie le ministre de l’intérieur.
Quant au FNL, le ministre NDUWIMANA parle du respect de l’article 34 sur l’agrément des partis. Ce dernier est clair et précise qu’il doit y avoir une différentiation des forces politiques et militaires.
Les rencontres entre les partis politiques se tiendront désormais à Bujumbura2009-04-14
Contrairement à la réunion à BUKEYE le 13 mars 2009 qui n’avait vu que la participation de 23 partis sur les 40 t déjà agréés, les partis politiques étaient nombreux à participer à la rencontre mensuelle de ce lundi 14 avril 2009.
Le calendrier pour les réunions suivantes a occupé le gros du temps des débats entre le ministre de l’intérieur et les partis politiques à l’exception du CNDD-FDD. Les partis ont vigoureusement contesté le principe de tenir ces réunions dans différents coins du pays. Il était proposé que KIRUNDO abrite la réunion de mai, MWARO celle de juin, BURURI-RUMONGE celle de juillet, CIBITOKE celle d’août et BUJUMBURA RURAL-IJENDA celle du mois de septembre 2009. Pour la majorité des partis politiques, tenir de telles réunions à l’intérieur du pays n’est que favoriser ceux qui ont plus de moyens et qui ont la garantie de leur sécurité en cours de route. Le ministre de l’intérieur a initialement opposé un non à la proposition de tenir ces réunions à Bujumbura. Pour le ministre de l’intérieur Edouard NDUWIMANA " tous les partis sont censés avoir des moyens d’être partout sur le territoire national ". Néanmoins, le ministre de l’intérieur a cédé en faveur de la majorité et a accepté que ces réunions vont désormais à se tenir dans la capitale burundaise. À une année des échéances électorales, le refus de certains partis politiques de participer à des réunions révèle leurs faibles capacités à être concurrentielles politiquement. Ont-ils véritablement des membres dans le Burundi profonds où sont-ils simplement dans la capitale Burundaise ? Et même si les dirigeants de ces partis politiques ne peuvent se rendre à l’intérieur du pays, ne peuvent-ils pas déléguer leurs représentants provinciaux de ces partis pour participer aux réunions des partis qui ont lieu dans leur province? Le ministre aurait néanmoins rejetée cette option disant que sa préférence est de rencontrer les dirigeants nationaux des partis.
BURUNDI/SOCIETE : Une jeune fille menacée "d’être vendue" par ses frères à Cankuzo.2009-04-14
Nadine HAFASHIMANA(15ans) est une fille orpheline née sur la colline Rutsindu de la zone Munzenze en commune Mishiha de Cankuzo. Actuellement elle étudie en 7ème année au collège communal de Munzenze, domiciliée chez une tante habitant les alentours de l’établissement. Ses frères et sSurs lui exigent violemment d’abandonner l’école et d’épouser bon gré mal gré un homme qu’elle ne connaît pas .
L’affaire est aux mains de l’administration communale qui enquête sur les tenants et les aboutissants du comportement des frères et soeurs de Nadine. Selon le secrétaire communal de Mishiha Mr MAYUGI Juvénal joint par Burundi Tribune , les responsables de cette machination seront poursuivis par la justice.
Les Ministres De Gucht et Michel indignés par l’assassinat d’Ernest Manirumva au Burundi2009-04-14
Le Vice-premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht et le Ministre de la Coopération au développement, Charles Michel tiennent à exprimer leur profonde émotion et leur indignation suite à l’assassinat de Monsieur Ernest Manirumva à Bujumbura ce mercredi 8 avril.
Monsieur Manirumva était le vice-président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME) dont le travail est salué.
Cet évènement dramatique touche fortement le personnel de la Coopération Technique Belge (CTB) et tous leurs collègues de la Coopération belge au développement. En effet, Monsieur Manirumva Suvrait en tant qu’expert de la CTB. Il était à ce titre très apprécié au sein de la cellule d’expertise du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage dans le cadre du Projet d’Appui institutionnel au Ministère de l’Agriculture et comme rapporteur du Groupe sectoriel Agriculture, où il s’est vite fait valoir comme une personne ressource précieuse et méticuleuse.
De nouvelles nominations dans les corps de défense et de sécurité 2009-04-13
Par décret présidentiel numéro 100/51du 10 avril 2009, le général de brigade Joseph RUGIGANA, SS0135 de la matricule est nommé conseiller au cabinet chargé des questions militaires à la présidence de la république. Le décret numéro 100/50 du 09 avril 2009 nomme comme attachés militaires d’ambassades de la république du Burundi : Attaché militaire pour l’ambassade du Burundi à New York : Lieutenant général NIYUNGEKO Vincent, SS 0001 de la matricule. Attaché militaire pour l’ambassade du Burundi à Tripoli : Général Major NDAYIRUKIYE Cyrille, SS 0004 de la matricule. Le décret présidentiel numéro 100/52 du 11 avril 2009 nomme les cadres du ministère de la défense nationale et des anciens combattants :Est nommé chef d’Etat-major Interarmes à l’Etat- Major Général de la force de défense et de sécurité : Général de Brigade Cyprien NDIKURIYO, SS 0037 de la matricule.
Obsèques d’Ernest MANIRUMVA : Le gouvernement promet une enquête urgente2009-04-13
C’est dans la matinée de ce lundi 13 avril 2009 qu’une foule nombreuse composée de représentants du gouvernement, des différents corps diplomatiques et consulaires accrédités au Burundi, la société civile et les proches de feu MANIRUMVA s’était rassemblée à la paroisse Esprit de sagesse de MUTANGA-Sud où se déroulait une messe de requiem en la mémoire du disparu.Prenant la parole pour le compte du gouvernement, le ministre de la bonne gouvernance Martin NIVYABANDI a reconnu la bravoure de MANIRUMVA qu’il a connu depuis le banc de l’école. Selon ce ministre, „ c’est le deuil pour tous après le départ de cet illustre qui était devenu un partenaire avec notre ministère... car, la lutte contre la corruption est un combat éternel et très acharné...«. Ceux qui l’ont tué devraient savoir que „ les Ernest « demeurent nombreux indique NIVYABANDI avant de conclure par une promesse que „ le gouvernement du Burundi fera tout pour que l’enquête soit urgente afin que les auteurs de ce forfait soient identifiés et sévèrement punis conformément la loi «. Il a conclu son message en rassurant au public présent que le gouvernement soutient toutes les organisations de la société civile pour leurs nobles missions à l’instar de l’OLUCOME.
Hollande-Burundi: Vers un renforcement des relations2009-04-13
Les relations diplomatiques entre les Pays-Bas et le Burundi ont franchi une nouvelle étape, ce week-end, avec l’ouverture d’une ambassade néerlandaise à Bujumbura, en présence du ministre néerlandais à la Coopération et au Développement, Bert Koenders.
De nombreuses missions déplomatiques ou centres culturels et d’écoles européennes ont dû fermé leur porte du fait de l'insécurité liée à la guerre civile durant la dernière décennie.
Cette guerre a également contribué à la réduction considérable des programmes de coopération bilatérale et multilatérale.
Au cours de son séjour burundais, M. Koenders a annoncé un appui budgétaire direct de 30 millions d'euros de son pays au gouvernement burundais au titre de l'année 2009 ainsi qu'une série d’autres actions destinées à renforcer la coopération entre les deux pays.
Des médecins au chevet des femmes exclues2009-04-13
Victimes d'une complication grave de l'accouchement, des Africaines vivent telles des pestiférées. Au Burundi, des chirurgiens de Gynécologie sans frontières leur offrent un autre avenir.
L'hôpital et les cliniques aident le Burundi2009-04-13
Une délégation mancelle conduite par le maire était en Afrique. Ils ont décidé d'une assistance accrue à la population.
Renforcer le soutien au Burundi : voilà ce que vient de décider une délégation mancelle d'élus et de médecins en visite pendant six jours dans l'Est africain. Cette délégation était conduite par le maire Jean-Claude Boulard. Lequel a tenu à préciser que ces liens s'inscrivaient dans le cadre de la coopération décentralisée engagée depuis plus d'un an au Burundi par la Région des Pays de la Loire.
Lors de la signature de la convention d'assistance qui s'est déroulée à la résidence de l'épouse du président de la République, les Manceaux ont décidé d'accroître l'aide apportée depuis 2004 par une équipe de médecins animée par le Dr Déo Rugemintwaza, président de l'association Santé France Burundi.
Repeuplement du camp des réfugiés rwandais de Mishiha : source de conflits fonciers2009-04-12
Après la révolution de 1959 au Rwanda, des milliers des réfugiés rwandais d’ethnie Tutsi ont fui vers le Burundi. Sur proposition du gouvernement burundais de cette époque, le HCR a aménagé et viabilisé 66 villages dans cette commune de Mishiha qui était à ce moment comme un parc. Ces réfugiés ont commencé à cultiver et à élever les bovins et faire ainsi de ces terres, des propriétés très fertiles jusqu’à leur rapatriement.
Après leur départ, il s’en est suivi un repeuplement irrégulier. Un mouvement des déplacés tutsi provenant des camps des déplacés de la commune Ruhororo, Musenyi de la province de Ngozi et d’autres sont venus des camps des déplacés de Muriza, Bweru de la Province Ruyigi et ailleurs a repeuplé la commune.
C’est à ce moment que la convoitise des terres a commencé ; générant des conflits fonciers immenses. Aujourd’hui, les habitants de Mishiha ont commencé par grignoter des portions des terres laissées par les rwandais sous prétexte que „ ce sont des terres de l’ONU ! Elles n’appartiennent à personnes «, a dit un des habitants qui convoitent ces terres.
Les informations recueillies auprès de la commission terres affirment que ces terres doivent retourner dans la gestion de l’État puisqu’elles étaient cédées au HCR dans le seul but de l’aménagement du camp de réfugiés pour les rwandais.
Le président du tribunal de résidence de Mishiha, KABUNDA Bernard, estime que ces conflits sont faciles à trancher. „ Nous expulsons tous les occupants de terre qui fait l’objet du conflit car, personne n’a droit à ces terres «, a-t-il déclaré tout en invitant le ministère de l’intérieur et la commission terres et autres biens de se presser pour trancher définitivement avant qu’il n’y ait de dégâts humains.
COOPERATION : La région des pays de la Loire plus que décidée à coopérer avec le Burundi2009-04-12
Une délégation d’une trentaine de Français venue de la région de la Loire a effectué une visite au Burundi pour recenser les besoins urgents à prioriser. La délégation, à travers une conférence de presse donnée mercredi, a dressé un bilan des réalisations déjà faites et celles projetées sur un court terme. A MAKAMBA où Burundi Tribune a pu couvrir la descente, une association „ ABANA-MAKAMBA « a bénéficié d’un soutien de 16.500 euros. Cet appui financier lui a permis de se doter d’infrastructures bureautiques et une infirmerie pour orphelins ouverte officiellement lors du passage de ces bailleurs.
Jacques AUXIETTE, président du conseil régional des Pays de la Loire qui était en même temps le chef de file de cette délégation, a promis pas mal de contributions. C’est notamment la mise en place d’un projet d’échange interculturelle dont les danseurs d’Agasimbo de MAKAMBA pourraient un jour être invités aux Pays de la Loire.
Des lettres d’intention ont été signées dans le domaine de l’agro-alimentaire comme dans les filières de la pêche et du thé. Ces secteurs constituent la deuxième source de devises après le café et génèrent des revenus pour plus de 52000 exploitants. L’OTB (office du thé du Burundi) a été déjà accueilli sur le stand de la région des Pays de la Loire au Salon International de l’Alimentation à Paris en octobre 2008.
Le drame de l’avion HAVYARIMANA : NTIBANTUNGANYA change de terme et parle d’attentat au lieu d’accident2009-04-11
Au cours d’une interview qu’il a accordée à la presse ce 06 avril, après le dépôt d’une gerbe de fleur sur la tombe de son ancien compagnon de lutte, l’ex-numéro un de la république, honorable Sylvestre NTIBANTUNGANYA a exprimé sa position au sujet de l’enquête sur la mort du président qu’il a succédé, feu Cyprien NTARYAMIRA.
Pour NTIBANTUNGANYA, ce serait une chance que les burundais emboîtent le pas au pays frère rwandais dans la mise en place d’une commission qui va enquêter sur le crache d’avion présidentiel et qui fut déclencheur du génocide rwandais. Ce président sortant n’y va pas par quatre chemins et fait un rectificatif du terme qu’il avait utilisé en 1994 ; „ si j’ai utilisé le mot accident en 1994, c’était pour des raisons de la cause en tant que chef d’Etat et pour éviter le pire devant des populations qui s’entredéchiraient. Maintenant c’est connu de tous que c’est un attentat &«. Les démarches qu’entreprend le Rwanda sont „ une occasion à ne pas rater «, indique NTIBANTUNGANYA.
Il a également profité des micros qui lui étaient tendus pour dire que „ NTARYAMIRA serait déçu au cas où il revenait et qu’il observait les cas d’indiscipline observables partout «. Ce cher disparu, poursuit NTIBANTUNGANYA l’avait bien compris en y insistant ; l’on sait bien où conduise le contraire qui n’engendre que le désordre et l’anarchie.
Le rapt des jeunes filles pour mariage forcé : une réalité à Cankuzo2009-04-11
Ce phénomène est fréquent dans la région de Cankuzo. Burundi Tribune s’est rendu sur terrain à Mishiha précisément sur la colline Gasenyi de la zone Munzenze où nous avons recueilli le témoignage d’un couple formé après l’enlèvement de la jeune fille.
Le chef du ménage monsieur Ryitangiye est un jeune homme de 23 ans qui a marié Manirambona surnommée „ Mani « par rapt
„ Je connaissais Mani et je l’aimais. Elle m’aimait aussi mais elle avait refusé qu’on habite ensemble sans dot et moi j’étais incapable. Alors, j’ai décidé d’acheter six bouteilles d’urwarwa, la bière locale à mes trois amis. Ainsi, un certain vendredi, il était aux environs de 17h00 quand Mani venait du marché de Gikonko. Les trois gaillards l’ont surprise de retour et l’ont portée sur les épaules jusque chez mois et nous sommes ensemble il y environs 2 ans «, affirme Ryitangiye.
Quant à Mani, elle affirme connaître Ryitangiye avant les faits mais qu’elle n’avait pas l’intention de se marier avec lui. „ Seulement je ne pouvais retourner chez moi car j’étais déjà femme depuis que l’on m’a fait entrer dans la maison de Ryitangiye «, dit-elle. Elle poursuit :„ Mon père ne pouvait plus me recevoir. «
Selon Kigongwe, le père de Mani, on ne peut pas se plaindre contre son gendre. „ J’allais seulement me plaindre si ma fille était violée et laissée rentrer «, affirme-il.
MESSAGE DE CONDOLEANCES A L’OCCASION DE L’ASSASSINAT DE MONSIEUR ERNEST MANIRUMVA , VICE-PRESIDENT DE L’OLUCOME2009-04-11
C’est avec profonde indignation que le gouvernement du Burundi vient d’apprendre l’ignoble et lâche assassinat dont vient d’être victime Monsieur Ernest MANIRUMVA , qui était vice-président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques ” OLUCOME „ .
Le gouvernement du Burundi condamne énergiquement cet assassinat et présente ses condoléances à la famille du disparu ainsi qu’à l’OLUCOME , à qui il demande de ne pas perdre courage mais plutôt de redoubler d’efforts dans sa lutte pour combattre et éradiquer les malversations sous toute leur forme.
Il demande aux services de police de mener toutes les investigations nécessaires en vue de retrouver les auteurs pour que la justice leur applique un châtiment à la hauteur de leur forfait.
Fait à Bujumbura, le 09/4/2009
LE SECRETAIRE GENERAL ET PORTE-PAROLE
DU GOUVERNEMENT ,
Philippe NZOBONARIBA.
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