Ottawa (Burundi Tribune) - Quelques jours avant une soirée Culturelle organisée par le groupe Ishaka à Ottawa, la Capitale Nationale du Canada, Martine Sabushimike, la responsable chargée de la communication dans ce groupe s’est confiée à Burundi Tribune sur la naissance du groupe, les réalisations du groupe ainsi que le spectacle organisé à Ottawa ce 27 Juin 2009.
Burundi Tribune : Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de BT ?
Martine Sabushimike: Je m’appelle Martine Sabushimike. Je suis la responsable chargée de la communication dans le groupe ISHAKA.
BT : Qu’est-ce qui a motivé la création du groupe culturel Ishaka.Qui fait partie du groupe?
MS :Ce qui a motivé la création d’un groupe culturel était la prise de conscience de quelques jeunes filles qui ont réalisé à quel point la culture burundaise dans la diaspora disparaissait à petit feu. En effet, elles se sont rendues compte que les jeunes ne connaissaient rien de la beauté de leur culture sans oublier l’ignorance de la langue maternelle.
BT : Pouvez-vous parler un peu de vos réalisations et vos projets futurs?
MS :Depuis mars 2007 lorsque le groupe a été fondé, nous avons fait de notre mieux pour que la culture du Burundi ne soit pas ignorée. Le groupe a participé pendant 2 années au grand festival franco-Ontarien. Nous avons participé à plusieurs levées de fonds dont une pour la construction d’une pente des handicapées, nous avons participé aux activités du mois des Noirs, au programme de développement et paix, à la fête de l indépendance du Burundi bien sûre et au Revenue canada. Nous avons même organisé un spectacle de danse traditionnelle en septembre 2007. Mais la plus grande réalisation de notre groupe c’est de voir les jeunes de la communauté burundaise qui commencent à aimer, à connaître leur culture et pouvoir en être fières!
BT : Quels sont les défis et comment comptez-vous les relever?
MS :Les défis ne manquent pas. Les premiers débuts étaient un peu difficiles du fait que quelques jeunes parlaient à peine notre langue. Nous devions d’abord expliquer les mots en Kirundi pour mieux comprendre les danses. Par exemple on disait: Si vous entendez "amahoro" c’est la paix, vous allez faire un cercle, tourner et rire. Cela n’est plus un grand défi car ces jeunes ont quelques notions maintenant, elles savent les mots clés. Et la communication se passe très bien. L’autre défi est le temps. La signification du groupe Ishaka c’est la volonté. On recommande que les jeunes aient la volonté d’être des modèles dans tous les domaines possibles. Les responsabilités sont nombreuses. Il y a l’école, le travail, la famille etc. Mais les jeunes font de leur mieux pour garder leurs engagements.
BT : Quel genre d’audience avez-vous et comment elle apprécie la danse culturelle burundaise?
MS :Les gens apprécient réellement nos danses. Il y a un message que l’on transmet! Un message de joie et d’amour Nous avons une audience très vaste émanant de toutes les cultures. Notre but n’est pas de faire aimer notre culture à notre communauté seulement mais aussi de la faire connaître au monde. Les jeunes et les moins jeunes nous disent que ce que nous faisons est formidable.
BT : Vous organisez un spectacle le 27 Juin 2009. Avez-vous un objectif particulier et lequel?
MS :Cette année l’objectif de ce spectacle est d’aider une association résidant au Burundi et qui vient en aide aux gens du 3ème âge. L’association aimerait avoir une citerne pour recueillir l’eau des pluies et avoir l’eau potable. Le groupe a pensé à faire quelque chose qui puisse servir à long terme.
BT : Avez-vous un message à envoyer à la diaspora burundaise concernant la culture de leur pays?
MS :Gardez la culture. Rappelez-vous d’où vous venez. Un pays sans culture est un pays sans histoire. Gardons les valeurs de notre pays. Valeur d’entraide, d’intégrité, d’amour et d’honnêteté.
BT : En terminant, quelles sont les coordonnées pour ceux qui voudraient contacter le groupe Ishaka?
BT : Avez-vous quelque chose à ajouter?
MS :Le spectacle du 27 juin 2009 sera époustouflant. Nous vous invitons à être à l’heure! C’est-à-dire 19 heures du soir à l’Ecole secondaire Béatrice desLoges, 1999 Provence avenue à Ottawa.
BT : Merci pour le message.
MS :C’est moi qui vous remercie.